30.01.2008
Rapport Attali
La commission Attali a rendu son rapport la semaine dernière. Il convient tout d’abord de préciser que ce rapport ne constitue pas un bloc de mesures destinées à être mise en œuvre immédiatement, mais plutôt un catalogue des possibilités dans lequel la majorité présidentielle pourra aller chercher de l’inspiration au cours des années à venir.
Nous analyserons ici ce rapport sous trois axes principaux que seront tout d’abord les mesures de dérégulation de certaines professions libérales, ensuite la suppression des Départements et enfin l’augmentation de l’immigration de travail.
1. La dérégulation de certaines professions libérales
Dans le domaine économique, les dérégulations proposées pour certaines professions libérales (pensons notamment aux taxis) permettront à la France de se hisser au niveau de ses principaux voisins européens. Pour poursuivre avec l’exemple des taxis, il est évident de constater que des villes comme Londres ou Barcelone disposent d’un réseau de taxi beaucoup plus attractif que celui de Paris, grâce notamment à la dérégulation qui a permis aux clients de tirer des effets bénéfiques de la concurrence.
2. La suppression des Départements
Celle-ci ne peut-être que positive, étant donné la surabondance de fonctionnaires et de strates administratives en France. Le Département est naturellement la strate dont l’existence se justifie le moins aujourd’hui. Division administrative récente, créé sous la Révolution afin de permettre à chaque citoyen d’atteindre son chef-lieu en une journée de cheval, il est aujourd’hui à la fois trop faible politiquement et financièrement pour être vraiment efficace (c’est un nain dans ces deux domaines par rapport aux Régions notamment) et trop étendu géographiquement pour permettre l’application d’une réelle politique de proximité. En outre, il ne correspond à aucune réalité sociale, culturelle ou identitaire.
Il serait donc bénéfique de supprimer le Département en redistribuant ses compétences à la Région et aux communautés des communes (et autres EPCI) et d’améliorer largement la décentralisation en redéfinissant clairement les compétences de chaque niveau administratif.
3. L’augmentation de l’immigration de travail
Le résultat de cette mesure ne serait favorable qu’aux seules entreprises et non à l’ensemble de l’économie. En effet, l’effet économique recherché (même s’il n’est pas avoué) est une baisse des salaires qui découlerait naturellement de la concurrence d’une main d’œuvre bon marché, dans tous les secteurs d’activités et pas uniquement pour les emplois non-qualifiés.
Rappelons également que la France a aujourd’hui beaucoup de mal à assimiler l’ensemble des étrangers déjà présents sur son territoire et que cette situation met gravement en péril l’unité nationale. Il est donc urgent d’inverser les flux migratoires. La substitution de l’immigration de travail (immigration dite choisie) à l’immigration de peuplement (immigration dite subie) ne serait possible que si les responsables politiques précisaient clairement (ce qui n’est pas le cas) que le regroupement familial ne sera plus possible en aucun cas du côté français, c'est-à-dire qu’un travailleur immigré ne pourra plus faire venir sa famille en France par le simple fait qu’il occupe lui-même un emploi.
Et quand bien même, cette mesure ne serait pas tolérable pour les menaces, évoquées précédemment, qu’elle fait peser sur la France.
Le manque de main d’œuvre dans certains secteurs d’activités, avancé pour justifier cette proposition, doit être combattu d’une part par la hausse des salaires, d’autre part par la formation des chômeurs. C’est là qu’intervient l’Etat et la nécessité d’avoir à sa tête des responsables politiques visionnaires capables d’anticiper les besoins futurs des entreprises en main d’œuvre qualifiée notamment.
A noter
Le Président Sarkozy s’est dit peu favorable aux mesures évoquées dans les points 1 et 2. Il avait au contraire promis la mise en œuvre de l’immigration choisie à de multiples reprises durant la campagne électorale de l’année dernière. En clair, une position totalement opposée à celle défendue par les royalistes.
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15.01.2008
Messe-requiem en mémoire du roi Louis XVI
Il semble qu'aucune messe ne soit célébrée en Franche-Comté cette année à la mémoire de Louis XVI.
Cependant, l'Alliance Royale Alsace nous invite à assister à la messe-requiem en la mémoire du roi Louis XVI, qui aura lieu le samedi 19 janvier en l'Eglise d'Ammerschwihr (Haut-Rhin 68).
Une collation sera ensuite offerte au presbytère.
Site de l'Alliance Royale Alsace : http://allianceroyale.skyrock.com/
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Loi anti-tabac
La loi interdisant la consommation de tabac dans tous les lieux publics à partir du 1er janvier 2008 relève de l’absolutisme puritain. Il n’est pas concevable en effet, dans une nation civilisée, d’interdire à un entrepreneur de fumer dans son propre établissement.
Mais si cette loi peut être qualifiée, par certains aspects, de loi anti-fumeurs, elle est également largement contre-productive pour certains patrons d’établissements qui ne pourront plus dorénavant exploiter le fait que celui-ci soit exclusivement réservé aux non-fumeurs, comme argument commercial.
La logique pragmatique aurait voulu que le législateur laisse à l’appréciation de chaque patron le soin de déclarer son établissement ouvert aux fumeurs ou non. Ce faisant, l’Etat aurait renforcé non seulement la liberté de choix des patrons d’établissements, mais également celle des clients, qui auraient eu tout loisir de sélectionner leurs lieux de sorties en fonction de leur préférences personnelles.
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